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INFIRMIER


C’est sans doute l’un des métiers les plus connus à l’hôpital. Pourtant, en Picardie et en Champagne-Ardenne, les centres de formation préparent les infirmiers à toutes les spécialités.

L’infirmier réalise toute une batterie de soins et de gestes techniques qui contribuent à la guérison du malade. Il doit évaluer l’état de santé d’une personne et analyser les situations de soins. Il doit ainsi concevoir et définir les projets de soins adaptés et personnalisés, les planifier et les prodiguer. Mais pour cela il doit suivre une formation en trois ans. Formation dispensée, notamment, par l’IRST (Institut régional du travail social) de Champagne-Ardenne, à Reims, l’IRFSS Croix-Rouge française (Institut régional de formation sanitaire et sociale) à Châlons-en-Champagne, pour la Champagne-Ardenne, ou dans l’Oise, pour la Picardie. Le recrutement se fait sur concours avec, de préférence, un bac S (scientifique) ou ST2S (sciences et technologies de la santé et du social).

1.FINALITÉ DE LA FORMATION. Celle-ci a pour objet de mener l’étudiant infirmier vers la professionnalisation, en lui permettant de développer ses capacités d’analyse, de décision et de prise en charge de toutes les situations de santé. Cela dans le cadre du rôle qu’il est mené à assumer, une fois diplômé.

2.DURÉE DE FORMATION. Elle est répartie entre les cours théoriques et les stages. Les cours théoriques sont dispensés par l’équipe enseignante ou par des intervenants extérieurs spécialisés, tels que médecins, kinés, infirmiers… L’ensemble de la formation se déroule sur trois ans, soit six semestres de vingt semaines chacun. Ce qui représente 4200 heures partagées entre la formation théorique et la formation clinique. Le temps de travail personnel complémentaire est estimé à 900 heures, ce qui représente une charge globale de travail de 5100 heures.

3.LA FORMATION THÉORIQUE. Les unités d’enseignements sont en lien les unes avec les autres et contribuent à l’acquisition des compétences. Elles couvrent six champs : les sciences humaines, sociales et le droit ; les sciences biologiques et médicales, les sciences et techniques infirmières, fondements et méthodes ; les interventions ; l’intégration des savoirs et la posture professionnelle infirmière ; et enfin les méthodes de travail. Les enseignements sont réalisés sous la forme de cours magistraux, de travaux dirigés et personnels (rédaction de mémoire, travaux guidés ou autonomes…) et de stages.

4.LA FORMATION CLINIQUE. Elle s’effectue au cours des périodes de stages, dans des milieux professionnels en lien avec la santé et les soins. Les stages ont une durée de soixante semaines sur la base de 35 heures par semaine. Quatre types de stages, au minimum, sont prévus dans le parcours de l’étudiant infirmier : les soins de courte durée (médecine, chirurgie, obstétrique…) ; les soins en santé mentale et psychiatrie ; les soins de longue durée et les soins de suite et de réadaptation (gériatrie, service de convalescence…) ; et enfin les soins individuels ou collectifs sur des lieux de vie (domicile, travail, école…).

5.VALIDATIONS DES ANNÉES D’ÉTUDE. Le passage d’une année à l’autre est conditionné par la validation des semestres ou de crédits répartis sur les semestres. En ce qui concerne la troisième année, chaque étudiants a le droit de se présenter à quatre sessions. Et cela dans les trois années qui suivent la fin de la scolarité de la promotion dans laquelle l’étudiant était inscrit pour la première session. Le jury régional du diplôme d’État se réunit trois fois par an, permettant ainsi l’obtention du diplôme entre février et mars, en juillet ou entre novembre et décembre.

Les étudiants en soins infirmiers bénéficient d’une indemnité de stage hebdomadaire de 23 euros en première année, de 30 euros en deuxième année et de 40 euros en troisième année.

Audrey Joly

DES MÉTIERS DIFFÉRENTS SELON LA SPÉCIALITÉ

Chirurgie, cardiologie, maternité… Selon le service auquel il appartient, l’infirmier aura des tâches bien différentes. Dans un service de grands brûlés par exemple, son rôle consiste avant tout à surveiller les fonctions vitales des patients et à effectuer les soins des plaies. Alors qu’en hématologie, son quotidien est davantage fait de prélèvements, d’injections, etc. Après quelques années d’exercice et une spécialisation professionnelle, l’infirmier hospitalier peut exercer des fonctions spécifiques : en bloc opératoire ou en réanimation. En dehors de l’hôpital, l’armée, l’Éducation nationale, les collectivités territoriales ou encore les organisations non gouvernementales (Croix-Rouge, Médecins du monde, etc.) emploient également du personnel infirmier pour soigner ou mener des actions de prévention (en milieu scolaire notamment). Quant à l’infirmier en libéral, il exerce en cabinet ou à domicile, chez les patients. Quel que soit son statut, l’infirmier diplômé d’État (dont 87% sont des femmes), pour exercer, doit s’inscrire au tableau de l’Ordre des infirmiers, en s’adressant au conseil départemental du lieu où il envisage d’exercer. Il doit obligatoirement être enregistré sur le fichier ADELI, système d’information national sur les professionnels de santé.

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