TRANSPORT


Transport de marchandises, de personnes, logistique… Autant de métiers qui demandent de se renouveler régulièrement. Dans la région, les professionnels sont bien encadrés.

Le transport routier représentait 87,5% du transport intérieur de marchandises en France en 2012. Et lorsque l’on parle de transport, la formation ne se limite pas au permis de conduire mais tient compte des spécificités de chaque métier, du marché, ainsi que des exigences en matière de réglementation et de sécurité. C’est ainsi que le groupe Promotrans et l’Aftral (Apprendre et se former en transport logistique) ont su trouver leur place dans notre région. « Notre site est installé à Reims depuis 1997 », explique Arnaud Gouilly-Fortin, directeur régional adjoint de l’Aftral. « Notre volonté première est d’être à proximité de nos clients, dans un bassin d’emploi riche en ce domaine. » Le groupe Promotrans est présent, lui, à Reims depuis février 1989, d’abord rue du Commandant-Barbier, puis dans la zone industrielle de la Pompelle depuis quatre ans. « Nous sommes mieux ici, avec une base logistique adaptée, comprenant une salle de cours, dix autres salles et surtout trois pistes agréées de manœuvre, qui permettent à nos stagiaires de s’entraîner en tout sécurité », décrit Claire Zaluski, directrice du groupe Promotrans pour la région.

Pour ces deux centres régionaux, l’objectif premier est de répondre à la demande de formations (dont les catalogues offrent un large panel ciblé) des entreprises, sur un secteur géographique assez vaste. « Chaque année, nous recevons, en moyenne, 1800 stagiaires, de deux jours à huit mois », commente Claire Zaluski. « Nous travaillons principalement sur quatre grands axes qui sont le transport, la logistique, la sécurité et l’exploitation. » Les formations dispensées vont de la FCO (formation continue obligatoire), tous les cinq ans, aux titres professionnels de type porteur, articulé, voyageur… Sont également proposées des formations plus courtes de type Caces (certificat d’aptitude à la conduite en sécurité) sur des transpalettes, des engins de chantier, des nacelles… qui sont adéquates notamment dans les métiers du champagne, par exemple.


PLUS DE DEMANDES POUR CONDUIRE DES CARS


Avec la loi Macron, qui vise à développer les trajets en cars en autorisant l’ouverture de lignes d’autocars nationales, certaines entreprises y ont vu là l’opportunité de développer leur activités. Certaines salariés y ont vu, eux l’occasion de se reconvertir ou de se spécialiser.

Conduire un car (ou un bus), c’est, bien sûr, transporter des voyageurs mais c’est aussi leur offrir des conditions optimales de confort et de sécurité, les accueillir et les renseigner tout au long de leur trajet.

Le conducteur de car assure les opérations de conduite du transport routier des voyageurs. Il informe et accueille les voyageurs. Il veille au respect des règles de sécurité, surveille le bon fonctionnement de son véhicule et signale les problèmes techniques aux services d’entretien. Il peut également, selon les cas, préparer des itinéraires touristiques, prendre en charge l’intendance des bagages et des passagers. Il faut toutefois ne pas avoir peur de s’éloigner de son domicile puisque, d’une manière générale, les horaires de travail ne sont pas réguliers et les déplacements peuvent s’étaler sur des durées plus ou moins longues.

Pour être conducteur de car, il faut être titulaire du permis de conduire D (parfois B) et avoir l’un de ces diplômes : permis de conduire D + Fimo ; CAP d’agent d’accueil et de conduite routière, transport de voyageurs ; Bac pro transport ; CFP (certificat de formation professionnelle) conducteur routier, option voyageurs ; ou encore le TP (titre professionnel) conducteur du transport routier interurbain de voyageurs (formation Afpa).

A l’Aftral, ce sont entre 3500 et 4500 stagiaires, par an, qui se perfectionnent dans ces domaines également. « Mais aussi au nettoyage et nettoiement, depuis l’année dernière », insiste Arnaud Gouilly-Fortin. « Il est important que nous soyons présents pour les entreprises de la région. Quelle que soit leur demande, nous devons pouvoir y répondre. Et c’est ce que nous tentons de faire, que ce soit dans le sanitaire (auxiliaires ambulanciers, ambulanciers), pour les entreprises sidérurgiques (embranchements ferroviaires, caristes…), dans l’industriel comme dans l’agricole. »

Les entreprises locales le savent et c’est pourquoi elles font appels aux deux groupes pour s’assurer que leurs salariés bénéficient de l’expérience et de l’expertise de formateurs professionnels.

Audrey Joly

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