MÉTIERS DU FUNÉRAIRE


Tous les jours, ces hommes et ces femmes sont confrontés à la mort. Leur rôle: accompagner les proches de défunts pour alléger leurs démarches avant un dernier adieu.

« C’est un métier qui demande à la fois beaucoup de présence auprès des familles mais aussi de la discrétion. Il est important d’être en retrait et de savoir intervenir dès que nécessaires. » Aux pompes funèbres Jean-Pierre Robert, à Aÿ, dans la Marne, le métier se vit à 200%. Autour de l’artisan Vincent Berthelemy, le gérant, cinq employés occupent les fonctions de conseillers funéraires, maître de cérémonie, marbriers, porteurs et comptable. Agnès et Claire sont conseillers funéraires : c’est-à-dire qu’elles accueillent les familles et discutent avec elles de la mise en place des obsèques et de la cérémonie. « Nous devons être à l’écoute des besoins et des attentes des clients, soulignent les deux conseillères. Alors qu’ils viennent de perdre un proche, nous nous devons d’user de douceur et de psychologie. » C’est d’autant plus vrai pour Vincent Berthelemy, responsable de l’entreprise, et pour Claire, maître de cérémonie. « Tout se fait chez nous, explique le gérant. De l’accueil à l’organisation, en passant par la préparation du cercueil, le capiton, la gravure de la plaque d’identité (pour être sûr que le bon défunt est enterré), ou encore le convoi et la cérémonie. » Seul le soin du défunt est sous-traité à un thanatopracteur.

« Nous nous devons de tout maîtriser de A à Z, pour séréniser les familles », insiste Vincent, qui s’est retrouvé dans cette entreprise familiale par hasard. « Un jour, les Robert avaient besoin d’un porteur. Ils m’ont demandé, j’ai accepté… Et finalement, je ne les ai jamais quittés et j’ai repris l’affaire. »

« Moi, j’ai une amie qui fait ça depuis quinze ans, raconte Claire. J’étais dans le commerce et je voulais me reconvertir. Comme j’ai toujours été fascinée par ce métier, je me suis formée. Et je n’en suis jamais repartie. » Comme beaucoup de gens qui sont dans ce milieu, Agnès, elle aussi confie être tombée dans cette branche un peu par hasard, après un bac pro en fleuristerie. « Mais j’ai tout de suite su que c’était pour moi. » Et même après trois ans d’interruption pour élever son plus jeune fils, Agnès a remis le pied à l’étrier : « C’est un métier passionnant. Et quand on trouve une place, on peut dire que c’est pour la vie ! »

Audrey Joly


À SAVOIR


Un secteur dynamique

Métiers liés aux activités des entreprises de pompes funèbres : porteur, chauffeur, fossoyeur, maître de cérémonie, conseiller (ou assistant) funéraire, directeur ou responsable d’agence, gérant ou président d’association, directeur de régie.

Métiers connexes aux activités des entreprises de pompes funèbres : réalisateur de composition florales, vente de plaques et monuments, travaux d’imprimerie.

Métiers de la pierre : vente de monuments et plaques funéraires, travail de la pierre, sculpture, gravure.

Métier de soin : thanatopracteur.

Métiers de la prévoyance : conseiller prévoyance funéraire, vente de contrats obsèques.

Métiers liés aux équipements funéraires : directeur de crématorium, gestionnaire de chambre funéraire, vente d’articles funéraires pour fabricants auprès des opérateurs funéraires.

Métiers de la fabrication de matériels funéraires : menuisier pour la fabrication de cercueils, fabrication de matériel de conservation, dessinateur industriel.

Métiers liés à la gestion : concepteur de logiciel, comptable.

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