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Rien de tel qu’une séance de bien-être pour repartir du bon pied. En visite à domicile, coiffeuses et esthéticiennes changent le quotidien de personnes isolées.

À 90 ans, Laure est une arrière-grand-mère très coquette. « Je ne conduis plus depuis très longtemps. Pour mes courses ou autres sorties, je fais appel à des ami(e)s. Mais pour me faire coiffer ou me faire pomponner, j’ai une autre solution. »

En effet, la nonagénaire s’adresse à Héloïse. Cette jeune femme installée à son compte depuis cinq ans est esthéticienne à domicile, après une formation Esthétique au CFA de l’Aisne. « Se faire un réseau n’a pas été facile au début, concède-t-elle. Mais aujourd’hui j’ai une clientèle fidèle. » Chez « Mémé Laure », l’esthéticienne a pris ses marques. Soins du visage, manucures et parfois même un « léger maquillage pour les rencontres entre copines », Héloïse a instauré une véritable connivence avec sa cliente, qui semble tout à fait satisfaite, cette fois encore, du résultat. « C’est avant tout ce que recherchent mes clientes, explique-t-elle. Une petite visite pour prendre soin d’elles, discuter et ne pas se sentir complètement isolées. »

Évelyne, elle aussi, a choisi de travailler à domicile. « Après de longues années en salon de coiffure, avec une patronne, j’ai choisi de travailler pour moi, chez moi mais aussi service des personnes qui ont des difficultés à sortir de chez elles. » A 54 ans, elle reconnaît ne pas être que coiffeuse. « On est un peu assistante sociale, infirmière de l’âme, confidente. On a plus de temps à consacrer à la cliente que l’on coiffe ou dont on s’occupe. C’est une autre vie. » Et si elle a appris les techniques de la coiffure, elle aussi en tant qu’apprentie dans la Marne, la psychologie, elle, s’est acquise sur le terrain. « À chaque personne rencontrée, une nouvelle complicité s’instaure. Plus qu’en salon. »

La mission n’est pourtant pas toujours si simple : « Parfois, l’espace de travail n’est pas aussi pratique et confortable que dans un salon de beauté », raconte Héloïse, qui se souvient, une fois, avoir dû « déménager » une pièce pour pouvoir installer sa table de massage. Remarque confirmée par Évelyne : « La cliente a beau savoir que nous allons venir, il reste parfois de la vaisselle dans l’évier… Et pour le shampooing, cela peut parfois prendre un peu plus de temps que prévu ! » Mais voilà des anecdotes qui ne feraient changer de voie pour rien au monde à ces deux femmes passionnées.


POUR APPRENDRE LES BONS GESTES PROFESSIONNELS


Dans la Marne, le centre de formation des apprentis de la Marne, à Châlons-en-Champagne, propose un large panel de diplômes dans le domaine de la coiffure. Du brevet professionnel au CAP, en passant pas la mention complémentaire coloriste permanentiste ou styliste visagiste, toutes les notions de base ainsi que la gestion et la connaissance de l’entreprise y sont abordées. (Renseignements: http://www.cfa-alfor.fr)

Dans l’Aisne, un nouveau bâtiments de 250 m² est implanté à Château-Thierry, permettant d’accueillir un salon esthétique et tout ce dont les apprentis ont besoin pour se professionnaliser lors de formations telles que le CAP coiffure ou esthétique cosmétique, ainsi que le brevet professionnel esthétique cosmétique ou encore les mentions complémentaires coloriste permanentiste ou styliste visagiste. (Renseignements: http://www.cma-aisne.fr)

Audrey Joly

 

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